Renforcement de la résilience du paysage du Haut Atlas par la régénération de la forêt, la préservation des ressources en sol et en eau et le développement des capacités de la communauté de la vallée de Tifnoute
Le projet bénéficiera à 45 villages appartenant à 5 groupements de communautés (kbilas) du Haut Atlas situés dans la commune rurale de Toubkale (Province de Taroudant).
Ce projet est porté par la l?association « Ouanamrou pour le Développement et la Coopération » et ciblera les villages suivants : Tasga Aguer Zrar et Takatert.
Dans l?esprit de promouvoir une approche paysage et la complémentarité entre les projets du Haut Atlas, Un 2ème projet sera mené par la fédération et vise les villages suivants : Tasloumt, Toukount, et Tagounite.
Le paysage du Haut Atlas constitue la source d?origine même du réseau hydrographique des oasis de l?Est Marocain (Ziz, Ghir, Ghriss, Ferkla et Tangarfa?etc.). Il est actuellement sérieusement menacé de voir ses sources d?eau enterrées et englouties par des pierres et des charriages résultant d?inondations. Telle est la description la plus fidèle des défis environnementaux de ce paysage formulée par la population locale.
L?écosystème du Haut Atlas qui regorgeait auparavant d?une grande richesse faunistique et floristique souffre actuellement d?une dégradation alarmante qui menace la survie de la population dans la zone. En effet, le Haut Atlas est devenu extrêmement fragile et vulnérable face à une dégradation continue due essentiellement à une forte pression anthropique (économie locale fortement basée sur l?exploitation des ressources naturelles, historique dépendance de la biomasse comme source d?énergie pour les besoins domestiques quotidiens, surpâturage, et impacts négatifs du changement climatique).
Le creusement de ravins sous l?effet de pluies torrentielles et d?inondations fréquentes constitue la principale forme de dégradation de ce paysage. Ces ravins, de plus en plus dangereux, menacent l?existence humaine et les champs agricoles, source principale de subsistance dans les vallées de la zone.
Face à cette situation, une démarche réfléchie, participative et intégrée doit être engagée au niveau locale, afin de limiter au maximum les dégâts générés par les événements climatiques extrêmes et à inverser la tendance en renforçant la résilience et la capacité de ces écosystèmes à restaurer leurs services écosystémiques de manière durable.
Les membres de l?association et les communautés locales ont pris conscience de l?intérêt d?agir d?urgence en vue de préserver un capital naturel en dépérissement continue. Les populations locales sont aujourd?hui plus que convaincues de la nécessité d?un travail collectif et solidaire pour réduire la pression humaine sur les ressources naturelles, préserver la diversité biologique et garantir la survie humaine. Des mesures efficaces responsabilisant davantage les populations locales dans la gestion durable des ressources naturelle s?avèrent nécessaires dans le contexte actuel.
L?association, promeut la nécessité d?une approche multipartite pour garantir la conservation et l?utilisation durable de la diversité biologique, selon une approche paysage participative et concertée pour la restauration des habitats dégradés. Cette approche paysage alimentera également la réflexion afin d?appuyer la préservation et la restauration des Agdals ou Laazib, en tant que pratique ancestrale de conservation des ressources naturelles (APACs).
Le présent projet concerne 2 villages (565 habitants) et 3 autres villages seront ciblées par le projet complémentaire porté par la fédération. Les 5 villages correspondant à des communautés berbères traditionnelles d?environ 1100 individus. Ils sont situés dans le versant sud des montagnes du Haut Atlas dans/et à proximité du Parc National de Toubkal.
Le climat de référence est très spécifique à la montagne de Toubkal (plus haute altitude en Afrique du Nord), avec une combinaison de climat méditerranéen et montagneux caractérisé par une grande fluctuation entre les saisons (étés chauds et secs, et hivers froid et humides).
Le changement climatique est observé et vécu par les communautés, avec une augmentation des températures et des épisodes de sécheresse de plus en plus fréquentes, et une irrégularité des neiges et des pluies, avec particulièrement des tempêtes violentes de plus en plus imprévisibles.
Face à ce dérèglement climatique, les hommes de ces communautés sont de plus en plus obligés d'émigrer vers les grandes villes et à l?étranger de façon saisonnière pour trouver du travail, laissant les femmes seules avec des responsabilités croissantes.
Les agriculteurs locaux se sont tournés vers les cultures de rente qui a conduit à une situation où les villages sont devenus très dépendants du marché pour la nourriture quotidienne, ce qui rend les communautés très vulnérables aux inondations dévastatrices qui isolent régulièrement les villages pour plusieurs semaines, coupant tous les moyens de transport. Les inondations ont également un impact néfaste sur les infrastructures essentielles telles que les canalisations traditionnelles d'eau, les pertes de des terres et l'érosion hydrique.
Les villages sont très isolés et sont situés à une altitude moyenne variant entre 2000 à 2400 m. Les communautés dépendent principalement des ressources naturelles pour leurs moyens de subsistance : agriculture à petite échelle, arboriculture et élevage.
Le projet appuiera la réhabilitation des terres et la lutter contre l?érosion afin d?accroître la résilience de l'écosystème et la préservation de la diversité biologique de Toubkal. Il permettra spécifiquement de :
1. Gestion durable des terres et régénération de la forêt à travers le reboisement d?arbres fruitiers ayant un grand potentiel de retenir le sol
2. Atténuation des effets néfastes des inondations à travers la construction de barrières en gabions adaptées à une zone prédisposée à des inondations violentes.
Le projet interviendra dans les villages de plus haute altitude avec des répercussions positives sur les autres villages situés en aval de la vallée.
Quelques résultats directs de la mise en ?uvre du projet :
1. Le reboisement et la mise en défens d?au moins de 10.5 ha de la forêt par environ 21500 arbres (rétention et conservation du sol, séquestration de carbone sur le long terme?)
1) Mise en place de barrières en gabion au niveau des ravins menaçant l?infrastructure et les biens communautaires (capacité de rétention de plus de 290 m3 permettant directement la préservation de plus de 7.1 ha de terres menacée et une centaine de ménages). Indirectement, l?intervention préservera plus de 32 Ha de terres menacées. Avec l?appui de l?agence du bassin versent, une superficie additionnelle de 8 ha directement et de 18 ha indirectement sera protégée.
Il est à signaler que le projet s?appuie sur les enseignements tirés d?un projet qui a servi de pilote pour l?aménagement inclusif des ravins tout en assurant la résilience locale (Projet El Moudaa, CBA/UNDP, ayant été mis en ?uvre entre 2009 et 2011 et qui a reçu le prix Equateur du PNUD en 2011).
Ce projet est porté par la l?association « Ouanamrou pour le Développement et la Coopération » et ciblera les villages suivants : Tasga Aguer Zrar et Takatert.
Dans l?esprit de promouvoir une approche paysage et la complémentarité entre les projets du Haut Atlas, Un 2ème projet sera mené par la fédération et vise les villages suivants : Tasloumt, Toukount, et Tagounite.
Le paysage du Haut Atlas constitue la source d?origine même du réseau hydrographique des oasis de l?Est Marocain (Ziz, Ghir, Ghriss, Ferkla et Tangarfa?etc.). Il est actuellement sérieusement menacé de voir ses sources d?eau enterrées et englouties par des pierres et des charriages résultant d?inondations. Telle est la description la plus fidèle des défis environnementaux de ce paysage formulée par la population locale.
L?écosystème du Haut Atlas qui regorgeait auparavant d?une grande richesse faunistique et floristique souffre actuellement d?une dégradation alarmante qui menace la survie de la population dans la zone. En effet, le Haut Atlas est devenu extrêmement fragile et vulnérable face à une dégradation continue due essentiellement à une forte pression anthropique (économie locale fortement basée sur l?exploitation des ressources naturelles, historique dépendance de la biomasse comme source d?énergie pour les besoins domestiques quotidiens, surpâturage, et impacts négatifs du changement climatique).
Le creusement de ravins sous l?effet de pluies torrentielles et d?inondations fréquentes constitue la principale forme de dégradation de ce paysage. Ces ravins, de plus en plus dangereux, menacent l?existence humaine et les champs agricoles, source principale de subsistance dans les vallées de la zone.
Face à cette situation, une démarche réfléchie, participative et intégrée doit être engagée au niveau locale, afin de limiter au maximum les dégâts générés par les événements climatiques extrêmes et à inverser la tendance en renforçant la résilience et la capacité de ces écosystèmes à restaurer leurs services écosystémiques de manière durable.
Les membres de l?association et les communautés locales ont pris conscience de l?intérêt d?agir d?urgence en vue de préserver un capital naturel en dépérissement continue. Les populations locales sont aujourd?hui plus que convaincues de la nécessité d?un travail collectif et solidaire pour réduire la pression humaine sur les ressources naturelles, préserver la diversité biologique et garantir la survie humaine. Des mesures efficaces responsabilisant davantage les populations locales dans la gestion durable des ressources naturelle s?avèrent nécessaires dans le contexte actuel.
L?association, promeut la nécessité d?une approche multipartite pour garantir la conservation et l?utilisation durable de la diversité biologique, selon une approche paysage participative et concertée pour la restauration des habitats dégradés. Cette approche paysage alimentera également la réflexion afin d?appuyer la préservation et la restauration des Agdals ou Laazib, en tant que pratique ancestrale de conservation des ressources naturelles (APACs).
Le présent projet concerne 2 villages (565 habitants) et 3 autres villages seront ciblées par le projet complémentaire porté par la fédération. Les 5 villages correspondant à des communautés berbères traditionnelles d?environ 1100 individus. Ils sont situés dans le versant sud des montagnes du Haut Atlas dans/et à proximité du Parc National de Toubkal.
Le climat de référence est très spécifique à la montagne de Toubkal (plus haute altitude en Afrique du Nord), avec une combinaison de climat méditerranéen et montagneux caractérisé par une grande fluctuation entre les saisons (étés chauds et secs, et hivers froid et humides).
Le changement climatique est observé et vécu par les communautés, avec une augmentation des températures et des épisodes de sécheresse de plus en plus fréquentes, et une irrégularité des neiges et des pluies, avec particulièrement des tempêtes violentes de plus en plus imprévisibles.
Face à ce dérèglement climatique, les hommes de ces communautés sont de plus en plus obligés d'émigrer vers les grandes villes et à l?étranger de façon saisonnière pour trouver du travail, laissant les femmes seules avec des responsabilités croissantes.
Les agriculteurs locaux se sont tournés vers les cultures de rente qui a conduit à une situation où les villages sont devenus très dépendants du marché pour la nourriture quotidienne, ce qui rend les communautés très vulnérables aux inondations dévastatrices qui isolent régulièrement les villages pour plusieurs semaines, coupant tous les moyens de transport. Les inondations ont également un impact néfaste sur les infrastructures essentielles telles que les canalisations traditionnelles d'eau, les pertes de des terres et l'érosion hydrique.
Les villages sont très isolés et sont situés à une altitude moyenne variant entre 2000 à 2400 m. Les communautés dépendent principalement des ressources naturelles pour leurs moyens de subsistance : agriculture à petite échelle, arboriculture et élevage.
Le projet appuiera la réhabilitation des terres et la lutter contre l?érosion afin d?accroître la résilience de l'écosystème et la préservation de la diversité biologique de Toubkal. Il permettra spécifiquement de :
1. Gestion durable des terres et régénération de la forêt à travers le reboisement d?arbres fruitiers ayant un grand potentiel de retenir le sol
2. Atténuation des effets néfastes des inondations à travers la construction de barrières en gabions adaptées à une zone prédisposée à des inondations violentes.
Le projet interviendra dans les villages de plus haute altitude avec des répercussions positives sur les autres villages situés en aval de la vallée.
Quelques résultats directs de la mise en ?uvre du projet :
1. Le reboisement et la mise en défens d?au moins de 10.5 ha de la forêt par environ 21500 arbres (rétention et conservation du sol, séquestration de carbone sur le long terme?)
1) Mise en place de barrières en gabion au niveau des ravins menaçant l?infrastructure et les biens communautaires (capacité de rétention de plus de 290 m3 permettant directement la préservation de plus de 7.1 ha de terres menacée et une centaine de ménages). Indirectement, l?intervention préservera plus de 32 Ha de terres menacées. Avec l?appui de l?agence du bassin versent, une superficie additionnelle de 8 ha directement et de 18 ha indirectement sera protégée.
Il est à signaler que le projet s?appuie sur les enseignements tirés d?un projet qui a servi de pilote pour l?aménagement inclusif des ravins tout en assurant la résilience locale (Projet El Moudaa, CBA/UNDP, ayant été mis en ?uvre entre 2009 et 2011 et qui a reçu le prix Equateur du PNUD en 2011).
Project Snapshot
Grantee:
Association Ouanamrou pour le Développement et la Coopération
Country:
Morocco
Area Of Work:
Land Degradation
Grant Amount:
US$ 28,000.00
Co-Financing Cash:
US$ 24,801.00
Co-Financing in-Kind:
US$ 50,182.00
Project Number:
MOR/SGP/OP6/Y2/CORE/LD/2017/02
Status:
Satisfactorily Completed
Project Characteristics and Results
Promoting Public Awareness of Global Environment
Afin d'assurer la bonne exécution et la communication sur le projet, des entités spécifiques de gestion sont prévues dans le plan du projet aussi bien au niveau local qu?au niveau régional. La gestion globale sera assurée par l?association , qui agira comme organe général de conseil concernant tous les aspects du projet, ainsi que la partie responsable d?informer et de sensibiliser les partenaires régionaux et nationaux sur les résultats du projet.
Des comités spécifiques ont également été créés. Les fonctions principales comprennent la capitalisation et le transfert des connaissances. Ces comités agiront de façon inclusive et assureront la mobilisation des jeunes et des femmes. Les membres des comités agiront comme experts communautaires et communiqueront régulièrement les informations et les résultats aux autres associations et communautés membres de l?association .
Les outils de communication qui seront utilisés pour diffuser les résultats des projets sont : des photostories, des témoignages sous forme de vidéo, succès stories et d?autres supports visuels. Les outils seront partagés à travers les médias sociaux (Facebook?) et le mailing list.
Policy Impact
Ce projet est basé sur les enseignements tirés de projets pilotes qui ont déjà démontré leur succès. Ces enseignements ont été intégrés dans le Plan Communal de Développement (PCD), préparé en 2011. Etant donné le budget limité de la Commune, pratiquement la seule activité de restauration qui a été mise en ?uvre à ce jour est celle qui a consisté en l?aménagement et le reboisement de 4 ha autour du siège de la Commune, dans un lieu qui regroupe de manière hebdomadaire pour l?approvisionnement de la semaine. Il y a lieu d?ajouter que cette opération a été appuyée par un financement du Programme International de la Forêt des Etats Unis d?Amérique. Ce qui justifie la nécessité du recours à un appui financier externe pour la réalisation des activités prévues par le projet.
Le soutien de partenaires gouvernementaux essentiels, comme l'Eau, les Eaux et Forêts, l'Agriculture, le Département de la Météorologie et autres renforcera le potentiel du projet pour capitaliser en répliquant (upscaling) dans l'ensemble de la région du Haut Atlas, et au niveau national.
Les efforts sont en cours pour que ces différentes institutions intègrent, de manière explicite dans leurs budgets annuels, des contributions pour la mise en ?uvre des activités du projet dans le moyen et long terme.
Les bonnes pratiques issues du projet seront également capitalisées et partagées avec les acteurs institutionnels nationaux en vue de favoriser l?intégration dans des cadres plus élargis.
D?autres mesures permettant l?influence des politiques :
? Les activités pilotes de plantation des espèces d'arbres forestiers informeront les décisions futures sur les plantations les mieux adaptées à la région.
? La formation de nouveaux membres au sein de la communauté sur la correction de ravins et le contrôle de l'érosion sera la base pour la poursuite de projets dans les autres vallées: les membres de la communauté seront en mesure de former d'autres, favorisant ainsi la diffusion des techniques requises.
+ View more
Indicators
Empowerment
Number of CBOs / NGOs participated / involved in SGP project
10
Empowerment
Number of women participated / involved in SGP project
50
Empowerment
Number and type of support linkages established with local governments/authorities
4
Biophysical
Hectares of degraded land rest
7
Biophysical
Hectares of land sustainably managed by project
10
Biophysical
Number of innovations or new technologies developed / applied
2
Biophysical
Number of local policies informed in land degradation focal area
2
Livehood
Increase in household income by increased income or reduced costs due to SGP project
20000
Livehood
Number of households who have benefited* from SGP project
68
Livehood
Number of individuals (gender diaggregated) who have benefited* from SGP project
527
SGP Country office contact
Ms. Badia Sahmy
Phone:
+ 212 5 37 57 15 56
Fax:
+ 212 5 37 57 15 54
Email:
Address
15, av Ben Barka, Secteur 4, Bloc M
Rabat Hay Riad, 10100
Rabat Hay Riad, 10100
Visit the Morocco Country Page
