. Le succès enregistré dans ces deux villages par ce projet a accru la crédibilité de l?ONG auprès d?autres partenaires.
C?est ainsi que deux nouveaux projets ont vu le jour :
- le « Projet de Développement Local et d?Atténuation des Conflits Homme-faune en périphérie de la RBTW/Niger », étendu à 8 villages, pour une dure de 18 mois (jusqu?en septembre 2019) pour une enveloppe de 85.000 euros avec les cofinancements du PPI-UICN, de Tree-Aid et de la ZSL. Dans le cadre de ce Projet COGEZOH travaille avec 190 femmes pour la production de feuilles de baobab en pépinière pour réduire la mutilation des pieds de baobab à l?intérieur du Parc W, mais aussi avec 7 groupements d?apiculteurs comprenant au total plus de 180 membres, pour le développement de la filière apicole. Même si le potentiel existe, la production reste encore très faible, avec en moyenne 10 à 13 litres de miel par ruche et par récolte (principalement 3 récoltes par an). Un travail d?amélioration de la qualité est également entrain d?être mené. A côté de ces activités de développement le projet mène aussi des actions de réduction des conflits homme-faune, à travers la sensibilisation, la mise en place d?un dispositif d?alerte (réseau d?informateurs locaux) et de sécurisation des cultures et du bétail contre les incursions de la faune (construction d?enclos pour bétail).
- Le « Projet de Réhabilitation de l?Ecosystème du Paysage du Parc W » étendu à 12 villages, jusqu?en juin 2021 et qui doit poursuivre les mêmes activités que le projet susmentionné. En plus, ce projet doit développer des filières porteuses telles que la gomme arabique, les feuilles de baobab et l?apiculture. Le projet a démarré en Août 2018. Le réseau d?informateurs locaux a été développé avec l?équipement des membres avec des moyens de
La mise en ?uvre du projet a influencé la gestion villageoise et communale des ressources naturelles car elle a permis aux acteurs locaux de s?approprier leurs potentiels naturels et de participer pleinement à leur protection avec l?appui technique du service communal de l?Environnement. En outre le projet rentre dans le cadre de la mise en ?uvre des stratégies nationales de gestion des produits forestiers non ligneux et de gestion durables des terres.
Notable Community Participation
La mise en ?uvre du projet d?appui à la conservation de la biodiversité et du développement des villages de Tolondi et Wérégorou commune de Tamou a permis de créer plus de 485 emplois répartis come suit :
- 235 emplois temporaires pour les activités d?aménagement du parc w ;
- 250 emplois pour les activités de maraîchage et apiculture
80 % du groupe cible impliqué dans le cadre du projet sont des jeunes qui ont participé à toutes les étapes du processus de mise en ?uvre du Projet. Le projet a également permis de toucher au-delàs des villages directement concernés 7 hameaux et 10 autres villages dans le cadre des travaux d?aménagement en périphérie du Parc W
Capacity - Building Component
Le projet est conçu pour deux villages (bénéficiaires directes) mais dans sa réalisation a touché directement plus d?une dizaine de villages pour ? personnes comme bénéficiaires directes et ? personnes comme bénéficiaires indirectes. En comparaison au nombre total des villages et hameaux (54 villages et 63 hameaux) que compte la commune de Tamou et sur la base des évaluations et la planification du document de référence de la commune PDC (Plan de Développement Communal) on comprend aisément que les besoins en terme de renforcement des capacités sont énormes. Les besoins exprimés par les villages bénéficiaires et les villages potentiels se résument comme suit :
o La formation sur les techniques de transformations des produits et sous produits (produits maraîchers, sous produits issus de l?activité apicole ;
o Le renforcement des équipements de production,
o La formation et le recyclage des producteurs
o la prise en compte des activités d?éducation des jeunes sur la conservation de la biodiversité ;
o les activités d?aménagements et de conservation de la biodiversité ;
o la production des espèces ligneuses (d?intérêts) à multiples usages (karité, baobab) par les associations féminines ;
o La réplicabilité des activités aux autres villages potentiels.
Promoting Public Awareness of Global Environment
Les assemblées villageoises, les visites terrains sur les bonnes pratiques, la formation sur le tas en milieu réel, les démonstrations, la formation des formateurs locaux pour servir de relais afin de garantir la pérennité de l?action et la diffusion des bonnes pratiques sur les radios locales.
Replication of project activities
Les deux villages (Wérégorou et Tolondi) constituent désormais des villages phares/ pilotes pour la replicabilité des activités de maraichages et d?apiculture au vus des résultats tangibles obtenus et de la maitrise technique des ses activités par les communautés. Actuellement des voyages d?échanges sont orientés vers ses villages.
le projet a mis en ?uvre des actions facilement replicables, même si l?acquisition des équipements moderne d?apiculture requiert des investissements relativement importants. Les revenus susceptibles d?être générés et la disponibilité d?une demande certaine en miel sont autant de facteurs qui justifient le besoin de reproduire cette expérience dans un cadre de mise à l?échelle.
Gender Focus
Les femmes s?occupent des tâches quotidiennes des ménages à savoir (recherche de bois, d?eau de consommation, la restauration, le suivi et l?éducation des enfants, le petit commerce?). Les hommes s?occupent des activités principales pour subvenir aux besoins alimentaires. On constate un déséquilibre car dans ce milieu les femmes sont surchargées. Le projet a véritablement contribué au soulagement des femmes surtout par l?introduction des activités créatrice de revenus (maraîchages, apiculture), l?amélioration et la qualité de leur alimentation (produits maraîchers divers directement consommable). Le revenu moyen procuré par les bénéficiaires directes est de 100.000 CFA/apiculteur/an pour l?activité apicole et l?équivalent de 27 000 CFA/femme/an de produits maraîchers.
Emphasis on Sustainable Livelihoods
Les principales activités planifiées et exécutées dans le cadre du projet sont de trois catégories :
1°) les activités de production à savoir le maraîchage et l?apiculture à travers la formation et l?équipement des producteurs ;
2°) les activités d?enrichissement des exploitations agricoles à travers la Régénération Naturelle (RN) pour accroître la production agricole ;
3°) les activités d?aménagement du Parc W (pistes, feux et points critiques) afin de conserver la biodiversité et de rehausser l?effectif des populations fauniques.
Inovative Financial Mechanisms
Les résultats du projet, les acquis et les effets induits ayant été capitalisés, La stratégie de gestion des acquis et connaissances du projet consistera à une large diffusion à l?échelle locale (villages proches) à l?échelle communale à travers l?organisation des voyages d?échanges, la présentation des résultats aux réunions des conseils communaux et les documentaires dans les radios locales des communes proches. La diffusion s?étalera ainsi à la participation aux foires nationales et régionales.
Policy Impact
Oui, parce qu?il a contribué à l?atteinte des objectifs des stratégies et politiques nationales à l?échelle locale à savoir la Stratégie I3N, les Nigériens Nourrissent les Nigériens du Président de la République dont l?objectif principal est de contribuer à mettre les populations nigériennes à l?abri de la famine et de leur garantir les conditions d?une pleine participation à la production nationale et à l?amélioration de leurs revenus, le Plan de Développement Economique et Social (PDES) qui vise à renforcer la résilience du système de développement économique et social et le plan National pour la conservation de la Biodiversité.
Significant Participation of Indigenous Peoples
Toutes les activités décrites plus haut ont engendré la mobilisation des populations locales et ont suscité un grand engouement parce qu?il s?agit des activités régénératrices de revenus et importantes pour l?amélioration des conditions des populations et la contribution à l?autosuffisance alimentaire. Les assemblées villageoises, réunions des groupes spécialisés et les séances de démonstration sur le terrain ont permis la participation effective des acteurs. La démarche participative a été privilégiée tout au long des étapes de mise en ?uvre du projet
Project sustainability
Un plan de durabilité a été déjà défini dans le document du projet et consiste notamment à l?implication des différents acteurs locaux, à savoir les élus locaux, les populations bénéficiaires, le comité consultatif et les services techniques de terrain. Les actions de renforcement des capacités, particulièrement en termes de formations ainsi qu?initiation des populations aux activités génératrices des revenus (extraction et vente de l?huile de balanites), sont autant des acquis pouvant concourir à la durabilité des actions.
Par ailleurs, la disponibilité et la l?accessibilité aux intrants (notamment les graines de balanites), soutenues par l?expertise déjà acquise par les bénéficiaires, peuvent favoriser la durabilité et la reproductibilité du système. Cependant, en ce qui concerne la reproductibilité dans d?autres terroirs, elle requiert bien entendu des investissements relatifs à la formation et à l?acquisition des équipements.
Planning gef grant
V?ux de l?ensemble des acteurs du projet, cette extension de subvention permettra de couvrir au moins 7 autres villages proches du site du patrimoine Mondial (Parc W) afin de créer les conditions aux populations et réduire par conséquent et de manière considérable les menaces qui pèsent sur la biodiversité.
Project Results
Les résultats du projet sont les suivants:
Les résultats attendus du projet sont les suivants:
- 17 missions de sensibilisation au niveau des villages beneficiaires,
- 3 modules de formation administrés a 50 apiculteurs, à savoir : (i) Fabrication des ruches, (ii) Production du Miel et (iii) Conditionnement hygiénique du miel,
- Equipement des groupements en matériel permettant l?apiculture moderne (tenues complètes, enfumoirs, ?) et des moyens de stockage adaptés au profit de 50 apiculteurs ;
- La production apicole, maraîchère et agricole est améliorée dans les villages de Tolondi et Wereygorou;
- Les ressources naturelles du Parc W sont sécurisées.
- Promotion de la régénération naturelle assistée sur 110 ha dans les deux villages cibles du projet au profit de 200 agriculteurs ;
- Appui aux femmes productrices (organise en 2 groupements) en semences et matériel aratoire (arrosoirs) ;
- Construction d?un magasin de stockage;
- Appui aux travaux d?aménagement du Parc W (réouverture de pistes, feux d?aménagement et traitement de points critiques) 345 km de piste rouvertes, 25 000 ha de blocs sécurisés, 5 points critiques traités
Plusieurs activités ont été mises en ?uvre dans le cadre de l?atteinte de ces résultats. Le tableau N°5 présente la synthèse des activités ainsi menées.
Toutes les activités prévues par le projet ont été entièrement réalisées, avec même un dépassement des prévisions dans certains cas. Les activités mises en ?uvre intègrent aussi les aspects de réhabilitation et d?enrichissement de l?environnement (la régénération naturelle assistée notamment) que les aspects organisationnels, de production (maraîchage), de commercialisation et de stockage. Il s?agit là d?un paquet d?activités qui peut effectivement favoriser l?amélioration de la gestion de la biodiversité à travers la réduction des pressions humaines.
b. changements observés
Au plan écologique, la mise en ?uvre de ce projet a eu des effets positifs, particulièrement en matière d?enrichissement de la biodiversité. En effet, la pratique de la régénération naturelle a concerné 11 espèces végétales, ce qui améliore conséquemment la diversité biologique.
Au plan socioéconomique, les actions mises en ?uvre ont eu des effets bénéfiques sur les revenus et les conditions de vie des populations. A titre illustratif, l?appui fourni a permis de rehausser le niveau des revenus tirés à travers l?apiculture. Ainsi, en 2016 (donc avant le projet), l?apiculture qui se pratiquait avec des ruches traditionnelles, générait en moyenne 20 400 FCFA par an et par pratiquant. En 2017, avec la modernisation des équipements, ce revenu annuel moyen par apiculteur a été rehaussé à 107 100 FCFA. Un regain d?intérêt pour cette activité est désormais perceptible, ce qui constitue un facteur qui pourra booster davantage la production, et donc les revenus. De même, l?appui à la pratique du maraîchage au profit de deux groupements féminins constitue une autre opportunité pour accroître les revenus alternatifs pour les populations riveraines, qui exerceront de moins en moins des pressions sur le Parc et la réserve.