Restauration des terres et promotion pour la réduction de la prolifération des hameaux de culture dans les zones tampons de la Réserve du Bafing
A la 9ème conférence de la Convention sur la diversité biologique, tenue du 15 au 29 mai 2008 en Allemagne, les Etats africains se sont engagés à soutenir la création des Réserves de Biosphère Transfrontalière au niveau régional.
En juin 2008, la Secrétaire d?Etat du Ministère allemand pour l?Environnement a, dans une déclaration remise au Sous Directeur Général de l?UNESCO pour les sciences, exprimé la volonté de son pays à soutenir les efforts de promotion des aires protégées transfrontalières en Afrique.
C?est dans ce contexte que l?UEMOA et le Bureau Multi- pays de l?UNESCO pour l?Afrique Occidentale, grâce au soutien technique et financier de l?Allemagne, a organisé un atelier international sur la création des Réserves de Biosphère Transfrontalière, du 12 au 18 février 2009 à Bamako. Cet atelier a regroupé les délégués du Mali, du Sénégal, du Burkina Faso, du Niger, de la Guinée Conakry, de l?Allemagne, du Canada, du Kenya et de la France.
A l?issu des travaux, un accord a été signé entre le Mali, la Guinée Conakry et le Sénégal (représentés par les Ministères de l?Environnement) pour la création d?une Réserve de Biosphère Transfrontalière autour de l?espace écologique comprenant le Bafing, le Niokolo-Koba et le Mandé Wula. Concrètement il s?agira de l?érection des Réserves de Faune du Bafing (située au Mali), celle de Niokolo Koba (située au Sénégal) et du Mandé Wula (située au Mali et en Guinée
Conakry) en une seule Réserve de Biosphère Transfrontalière. C?est dans ce contexte qu?un regroupement dénommé la Coalition d?Appui à la création de la Réserve de Biosphère Transfrontalière (CA-RBT) a été créé en mars 2009 à Bamako. La CA-RBT est ouverte à toutes les organisations de la société civile malienne, sénégalaise et guinéennes qui acceptent de travailler ensemble. Du 30 avril au 3 mai 2009, la CA-RBT a effectué une mission dans le cercle de Kéniéba au niveau des communes frontalières de la Guinée et du Sénégal et a procédé à des larges concertations avec les services techniques, les autorités et les populations afin d?identifier un Programme de protection de l?environnement dans la dynamique de création de la Réserve de Biosphère Transfrontalière. A la lumière de ces concertations élargies, la CA-RBT a identifié 4 projets dont le présent Projet de Restauration des terres pour la réduction de la prolifération des hameaux de culture dans les zones tampons de la Réserve du Bafing
Pour mieux comprendre la complexité de ce problème, il faut se situer à l?échelle globale de la Réserve du Bafing en faisant une analyse complète couvrant les cercles de Kéniéba et de Bafoulabé. Pour ce faire, il faut faire un recul dans le temps.
En effet, l?histoire retiendra que l?année 2006 a été douloureuse pour certains paysans des cercles de Kéniéba et de Bafoulabé qui, par méconnaissance des textes en vigueur, avaient préféré s?installer dans les zones tampons de la Réserve du Bafing. Sur décision de l?ancien Ministère de l?Environnement Nakouma KEITA, le service de la conservation de la nature a entrepris des opérations de déguerpissement. L?ampleur et la gravité de ces opérations, marquées par des morts d?homme, ont amené l?Assemblée Nationale du Mali à interpeller le Ministre de l?environnement. Dans le cercle de Kéniéba, 24 hameaux installés dans les alentours où à l?intérieur de la Réserve et dont les villages d?origine se trouvent dans les communes de Kroukoto, Dombia et Baye ont été déguerpis. Il s?agit, entre autres de : Farehinkoto, Beroko, Kofoulabé, Sagara 1, Sagara 2, Bouremaya, Keniekenioeko, Bogogo, Namakole 1, Namakole 2, Farena, Ségala, Soukoutali 1, Soukoutali 2 ; Koutioutie 1, Koutioutie 2 et Kantela .Dans le cercle de Bafoulabé, 16 hameaux installés dans les alentours où à l?intérieur de la Réserve et dont les villages d?origine se trouvent dans les communes de Diokéli et de Koundian ont été déguerpis. De 2006 à 2007, la situation était stable car la présence d?aucun hameau de culture n?a été constatée dans les périphéries de la Réserve. La situation devrait rester ainsi car les textes précisent que toutes les activités humaines (agriculture, installation des hameaux de culture, transhumance, pêche et chasse) sont interdites dans les zones tampons et à l?intérieur des aires protégées. Toutefois courant 2008, 3 hameaux de culture sont revenus se réinstaller là où ils avaient été déguerpis. L?un se trouve dans la commune de Koundian et les deux autres qui s?appellent Kantela et Marena se trouvent dans le cercle de Kéniéba au niveau de la commune de Baye.
Les principales causes à ce niveau sont : la dégradation des terres à cause de la monoculture de l?arachide, le faible revenu des paysans du à la dégradation des terres, l?appauvrissement ou la faible productivité des terres de culture, l?insuffisance des surfaces cultivables due à l?accroissement de la population, la mauvaise gestion des terres (agriculture extensive, défrichement).
Dans les communes de Faléa et Kassama, tous les villages sont directement affectées par l?insécurité alimentaire provoquée par la faiblesse des rendements, liée à la dégradation accentuée des terres de culture. Les greniers deviennent vides et la famine s?installe fréquemment courant juin, juillet et Août. A coté des activités anthropiques, il y a la dégradation liée aux phénomènes naturels comme les eaux de ruissellement qui enlèvent aux sols les éléments nutritifs les plus importants pour les cultures.
OBJECTIFS SPECIFIQUES :
- Encadrer 300 paysans des villages limitrophes de la réserve du Bafing au niveau de la commune de Kassama dans la restauration et la récupération des terres,
- Améliorer la sécurité alimentaire de 3400 personnes dans 10 villages limitrophes de la réserve du Bafing au niveau de la commune de Kassama par la vulgarisation de deux semences améliorées de maïs,
- Réduire le défrichement dans 10 villages limitrophes de la réserve au niveau de la commune de Kassama.
RESULTATS ATTENDUS :
- L?encadrement de 300 paysans en restauration et récupération des terres dans 10 villages limitrophes de la Réserve a été une remède à la prolifération des hameaux de culture dans la zone tampon au niveau de la
- La vulgarisation de deux semences améliorées de maïs (Sotuba Ka et Demba Gnouma) dans 10 villages limitrophes de la réserve a amélioré la sécurité alimentaire de 3400 dans la commune de Kassama.
- 300 paysans encadrés dans l?agriculture intensive ont abandonné le défrichement anarchique dans 10 villages limitrophes de la réserve du coté de la commune de Kassama.
ACTIVITES :
- restauration par la réalisation des diguettes ;
- restauration par l'agroforesterie ;
- stabulation saisonnière ;
- production de la fumure dans les fosses compostières ;
- mise à dispositions des semences améliorées du maïs ;
- encadrement dans le défrichement ;
- surveillance de l'installation des hameaux de culture dans les zones tampon ;
- suivi des acvtivités.
IMPACT :
L?augmentation de la sécurité alimentaire et la réduction de la pauvreté assurées dans la commune de Kassama ont amené les paysans à ne pas s?installer dans les zones tampons de la réserve du Bafing.
En juin 2008, la Secrétaire d?Etat du Ministère allemand pour l?Environnement a, dans une déclaration remise au Sous Directeur Général de l?UNESCO pour les sciences, exprimé la volonté de son pays à soutenir les efforts de promotion des aires protégées transfrontalières en Afrique.
C?est dans ce contexte que l?UEMOA et le Bureau Multi- pays de l?UNESCO pour l?Afrique Occidentale, grâce au soutien technique et financier de l?Allemagne, a organisé un atelier international sur la création des Réserves de Biosphère Transfrontalière, du 12 au 18 février 2009 à Bamako. Cet atelier a regroupé les délégués du Mali, du Sénégal, du Burkina Faso, du Niger, de la Guinée Conakry, de l?Allemagne, du Canada, du Kenya et de la France.
A l?issu des travaux, un accord a été signé entre le Mali, la Guinée Conakry et le Sénégal (représentés par les Ministères de l?Environnement) pour la création d?une Réserve de Biosphère Transfrontalière autour de l?espace écologique comprenant le Bafing, le Niokolo-Koba et le Mandé Wula. Concrètement il s?agira de l?érection des Réserves de Faune du Bafing (située au Mali), celle de Niokolo Koba (située au Sénégal) et du Mandé Wula (située au Mali et en Guinée
Conakry) en une seule Réserve de Biosphère Transfrontalière. C?est dans ce contexte qu?un regroupement dénommé la Coalition d?Appui à la création de la Réserve de Biosphère Transfrontalière (CA-RBT) a été créé en mars 2009 à Bamako. La CA-RBT est ouverte à toutes les organisations de la société civile malienne, sénégalaise et guinéennes qui acceptent de travailler ensemble. Du 30 avril au 3 mai 2009, la CA-RBT a effectué une mission dans le cercle de Kéniéba au niveau des communes frontalières de la Guinée et du Sénégal et a procédé à des larges concertations avec les services techniques, les autorités et les populations afin d?identifier un Programme de protection de l?environnement dans la dynamique de création de la Réserve de Biosphère Transfrontalière. A la lumière de ces concertations élargies, la CA-RBT a identifié 4 projets dont le présent Projet de Restauration des terres pour la réduction de la prolifération des hameaux de culture dans les zones tampons de la Réserve du Bafing
Pour mieux comprendre la complexité de ce problème, il faut se situer à l?échelle globale de la Réserve du Bafing en faisant une analyse complète couvrant les cercles de Kéniéba et de Bafoulabé. Pour ce faire, il faut faire un recul dans le temps.
En effet, l?histoire retiendra que l?année 2006 a été douloureuse pour certains paysans des cercles de Kéniéba et de Bafoulabé qui, par méconnaissance des textes en vigueur, avaient préféré s?installer dans les zones tampons de la Réserve du Bafing. Sur décision de l?ancien Ministère de l?Environnement Nakouma KEITA, le service de la conservation de la nature a entrepris des opérations de déguerpissement. L?ampleur et la gravité de ces opérations, marquées par des morts d?homme, ont amené l?Assemblée Nationale du Mali à interpeller le Ministre de l?environnement. Dans le cercle de Kéniéba, 24 hameaux installés dans les alentours où à l?intérieur de la Réserve et dont les villages d?origine se trouvent dans les communes de Kroukoto, Dombia et Baye ont été déguerpis. Il s?agit, entre autres de : Farehinkoto, Beroko, Kofoulabé, Sagara 1, Sagara 2, Bouremaya, Keniekenioeko, Bogogo, Namakole 1, Namakole 2, Farena, Ségala, Soukoutali 1, Soukoutali 2 ; Koutioutie 1, Koutioutie 2 et Kantela .Dans le cercle de Bafoulabé, 16 hameaux installés dans les alentours où à l?intérieur de la Réserve et dont les villages d?origine se trouvent dans les communes de Diokéli et de Koundian ont été déguerpis. De 2006 à 2007, la situation était stable car la présence d?aucun hameau de culture n?a été constatée dans les périphéries de la Réserve. La situation devrait rester ainsi car les textes précisent que toutes les activités humaines (agriculture, installation des hameaux de culture, transhumance, pêche et chasse) sont interdites dans les zones tampons et à l?intérieur des aires protégées. Toutefois courant 2008, 3 hameaux de culture sont revenus se réinstaller là où ils avaient été déguerpis. L?un se trouve dans la commune de Koundian et les deux autres qui s?appellent Kantela et Marena se trouvent dans le cercle de Kéniéba au niveau de la commune de Baye.
Les principales causes à ce niveau sont : la dégradation des terres à cause de la monoculture de l?arachide, le faible revenu des paysans du à la dégradation des terres, l?appauvrissement ou la faible productivité des terres de culture, l?insuffisance des surfaces cultivables due à l?accroissement de la population, la mauvaise gestion des terres (agriculture extensive, défrichement).
Dans les communes de Faléa et Kassama, tous les villages sont directement affectées par l?insécurité alimentaire provoquée par la faiblesse des rendements, liée à la dégradation accentuée des terres de culture. Les greniers deviennent vides et la famine s?installe fréquemment courant juin, juillet et Août. A coté des activités anthropiques, il y a la dégradation liée aux phénomènes naturels comme les eaux de ruissellement qui enlèvent aux sols les éléments nutritifs les plus importants pour les cultures.
OBJECTIFS SPECIFIQUES :
- Encadrer 300 paysans des villages limitrophes de la réserve du Bafing au niveau de la commune de Kassama dans la restauration et la récupération des terres,
- Améliorer la sécurité alimentaire de 3400 personnes dans 10 villages limitrophes de la réserve du Bafing au niveau de la commune de Kassama par la vulgarisation de deux semences améliorées de maïs,
- Réduire le défrichement dans 10 villages limitrophes de la réserve au niveau de la commune de Kassama.
RESULTATS ATTENDUS :
- L?encadrement de 300 paysans en restauration et récupération des terres dans 10 villages limitrophes de la Réserve a été une remède à la prolifération des hameaux de culture dans la zone tampon au niveau de la
- La vulgarisation de deux semences améliorées de maïs (Sotuba Ka et Demba Gnouma) dans 10 villages limitrophes de la réserve a amélioré la sécurité alimentaire de 3400 dans la commune de Kassama.
- 300 paysans encadrés dans l?agriculture intensive ont abandonné le défrichement anarchique dans 10 villages limitrophes de la réserve du coté de la commune de Kassama.
ACTIVITES :
- restauration par la réalisation des diguettes ;
- restauration par l'agroforesterie ;
- stabulation saisonnière ;
- production de la fumure dans les fosses compostières ;
- mise à dispositions des semences améliorées du maïs ;
- encadrement dans le défrichement ;
- surveillance de l'installation des hameaux de culture dans les zones tampon ;
- suivi des acvtivités.
IMPACT :
L?augmentation de la sécurité alimentaire et la réduction de la pauvreté assurées dans la commune de Kassama ont amené les paysans à ne pas s?installer dans les zones tampons de la réserve du Bafing.
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Project Snapshot
Grantee:
GROUPE D'ACTION POUR LE DEVELOPPEMENT AGRICOLE AU MALI (GADAM)
Country:
Mali
Area Of Work:
Land Degradation
Grant Amount:
US$ 46,565.00
Co-Financing Cash:
Co-Financing in-Kind:
US$ 13,518.00
Project Number:
MLI/SGP/OP4/Y3/CORE/2009/07
Status:
Satisfactorily Completed
SGP Country office contact
Mr. Bakary Konare
Email:
Mrs. Sira Dogomani MARIKO
Email:
Address
UN Common House Bureau 306 East Badalabougou 39, lot 2704
Bamako, BP 120
Bamako, BP 120
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