RENFORCEMENT DE LA CAPACITE DES FEMMES POUR LA VALORISATION DES PRODUITS DE LA BIODIVERSITE DANS LA COMMUNE RURALE DE BAYA
RENFORCEMENT DE LA CAPACITE DES FEMMES POUR LA VALORISATION DES PRODUITS DE LA BIODIVERSITE DANS LA COMMUNE RURALE DE BAYA
La production et la productivité de ces ressources connaissent une régression alarmante à cause l?augmentation de la population humaine et de ses besoins en terres de cultures, en bois d??uvre ede service. La monétarisation des ressources naturelles : terres de culture, bois de chauffe, bois d??uvre, bois de services, ont contribué à une destruction sans précédente des ressources naturelles. Aussi, les chasseurs ont décimé certaines espèces animales de la zone du lac.

Le présent projet vise à accompagner les populations afin de renverser la tendance. Il a pour ambition de lutter contre la dégradation des terres et de préserver la biodiversité en donnant aux populations d?autres alternatives de survie d?une part et en renforçant leurs capacités en vue d?améliorer et de préserver le potentiel productif des ressources naturelles.
L?analyse de la situation actuelle montre une évolution négative perceptible des conditions écologiques du site du barrage de Sélingué.

En effet de 1600 à 1900 mm de pluie par an, la pluviométrie est aujourd?hui inférieure à 1500 mm / an. L?alizé intertropical est non marqué, la mousson moins pluvieuse et l?harmattan plus fort, plus long et plus chaud.

La mise en eau du barrage a provoqué une présence permanente d?une quantité d?eau plus importante. L?évapotranspiration à augmenté de plus de 1600 mm / an à cause d?une part de l?importante quantité d?eau de retenue du barrage et de l?augmentation des températures, l?augmentation de la vitesse du vent, de la raréfaction de la couverture végétale et l?intensité de l?insolation d?autre part. Conjuguée avec la baisse de la pluviométrie, cette situation a réduit l?activité sur le double plan de la couverture végétale et de la longueur des périodes de végétation.

La qualité des eaux de la retenue s?est dégradée avec la décomposition des végétaux inondés et le transport par érosion et lessivage d?une quantité importante de nitrates et de phosphates issus des intrants utilisés au profit de la culture du coton.

La dégradation de la végétation est très rapide. En effet, des galeries et forêts claires de la période avant barrage il ne reste que des galeries dégradées, des savanes arborées, voire arbustives.
Les espèces des forêts guinéennes disparaissent alors qu?apparaissent les espèces de savane.

Les animaux sauvages accourus dans la zone à cause du déguerpissement des populations ont été décimés par les nombreux ouvriers qui ont participé à la construction du barrage et ensuite par les populations autochtones connues pour leur habitude de chasse.
Les oiseaux sédentaires comme les pintades, les perdrix, les pigeons et autres tourterelles et les nombreux rongeurs comme les lièvres, rats et autres ont été décimés par les pesticides, tout comme les primates notamment, les singes patas et les cynocéphales et vervets.
La forte déforestation qu?a connue la forêt n?a pas été compensée par un programme de reboisement conséquent ou par des actions d?aménagements des formations naturelles : pour une superficie de 40 900 ha submergée, il y a eu à peine vingt (20) ha de reboisement. Pourtant la population tire l?essentiel de leurs besoins de l?exploitation des ressources naturelles.
La valorisation et la commercialisation de certains produits permettra d?augmenter les sources de revenus des populations afin de mieux sauvegarder les espèces en voie de disparition.

Les colonies d?abeilles sont presque décimées par les pratiques néfastes d?exploitation de miel. La production du miel est entrain d?être intensifié par les ONG (ADCOPS, APRPE). Mais force est de reconnaître que malgré les efforts fournis par les différentes intervenants la potentialité de production peut aller beaucoup au delà. Cette activité peut faire aussi l?objet d?auto promotion des populations, leur offrant ainsi d?autres alternatives économique en vue d?une meilleure prise en charge des activités sauvegarde de la diversité biologique.
Ainsi, pour une meilleure sauvegarde des espèces, il est donc urgent, d?entreprendre des actions de valorisation et de commercialisation des produits locales enfin de préserver la diversité biologique.

OBJECTIFS :
? Renforcer les capacités d?action et d?organisation des populations locales ;
? Promouvoir la valorisation et la commercialisation des produits locales;
? Améliorer et préserver le potentiel productif des ressources naturelles (sol, végétation)

RESULTATS ATTENDUS :

? 2000 personnes sont bien sensibilisées et informées sur la nécessité d?entreprendre des actions de protection et de sauvegarde des ressources naturelles;
? 1 comité de gestion du projet est mis en place et est fonctionnel ;
? Un noyau de formateurs de 60 paysans sera formé sur les techniques (de transformation et de conditionnement du néré et miel) ;
? Une unité de transformation et conditionnement du néré est mis en places ;
? Une miellérie moderne est mise en place et est fonctionnelle ;
? 500kg de néré sont transformés, conditionnés et commercialisés ;
? 35 000 litres de miel sont produits, transformés et vendus durant les deux ans du projet ;
? les revenus des populations et notamment ceux des femmes ont augmenté ;
? Les activités de protection de l?environnement sont financées par les producteurs de miels et du Néré (pépinières, lutte contre la dégradation des terres, mise en défens?.)
? 10 ha de formation naturelle sont enrichis par des espèces en voie de disparition et Protégés;
? 25 000 plants d?espèces locales (Parkia biglobosa, Adensonia digitata, Acacia albida, Cordyla pinnata, Afzelia africana), et autres espèces en voie de disparition sont produits dans la pépinière essentiellement des espèces mellifères;
? 10 ha de plantation en agroforesterie sont réalisés avec la production des pépinières dans l?ensemble des secteurs et en raison de 1/2 ha /paysans.

ACTIVITES :
? Information / sensibilisation des populations
? Mise en place d?un comité de gestion du projet
? Production et transformation du Néré (Parkia biglobosa) en (Soumbala)
? Production, transformation, vente de produits et sous produit du Néré et du miel.
? Production des plants en pépinière
? Enrichissement des formations naturelles
? Plantation en agroforesterie
? Formation / renforcement des capacités
? Diffusion des résultats du projet

 
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Project Snapshot

Grantee:
CENTRE D'EXPERTISE, DE RECHERCHE ACTION POUR LE DEVELOPPEMENT (CERAD)
Country:
Mali
Area Of Work:
Biodiversity
Grant Amount:
US$ 49,674.00
Co-Financing Cash:
US$ 1,929.00
Co-Financing in-Kind:
US$ 57,307.00
Project Number:
MLI/SGP/OP4/Y3/CORE/2009/03
Status:
Satisfactorily Completed

SGP Country office contact

Mr. Bakary Konare
Email:
Mrs. Sira Dogomani MARIKO
Email:

Address

UN Common House Bureau 306 East Badalabougou 39, lot 2704
Bamako, BP 120