-Développement de capacités et financement d'activités alternatives génératrices de revenus
-Promotion de pratiques culturales intégrées
A travers le pilotage du projet, il est envisagé des actions concertées de plaidoyer pour la préservation des forêts galerie au Bénin
Gender Focus
Des activités génératrices de revenus sont développées au profit des femmes
Emphasis on Sustainable Livelihoods
L'Okpora est un des principaux affluents du fleuve Ouémé qui lui même traverse une grande partie du pays en partant de la Donga. La forêt Igbodja est en bordure de l'Opkara dans la commune de Savè. Une préservation de cette forêt facilitera l'exploitation durable du cours d'eau
Notable Community Participation
La participation des communautés riveraines de la forêt Igbodja est effective pour la mise en oeuvre du projet. On constable une présence remarquable des diignitaires traditionnels et de certains groupements de jeunes
Promoting Public Awareness of Global Environment
Les populations ont une idée de l'importance des forêts dans la préservation des cours d'eau. Des séances de discussions permettront d'approfondir l'importance des forêts pour la préservation de l'environnement aussi bien au plan local que global
Inovative Financial Mechanisms
Mise en place d'un système de microcrédit qui permet d'octroyer des crédits de manière tournante aux exploitants agricoles et groupement de producteur
Project Results
Dans le cadre de cette intervention, deux résultats sont attendus :
1- Les ressources naturelles de la forêt d?Igbodja sont mieux gérées
Pour ce résultat les indicateurs de rendement sont les suivants :
- Niveau de prise de conscience sur la nécessité de protéger les ressources naturelles accru chez tous les bénéficiaires directs de l?intervention
- La pression sur les ressources floristiques et sur les plans d?eau est réduite de 25% d?ici 18 mois
- 20 000 plants sont mis en terre chaque année
- Le pouvoir d?achat des bénéficiaires directs de l?intervention est amélioré de 50% au bout de 18 mois
Pour le résultat 1 : Les ressources naturelles de la forêt d?Igbodja sont mieux gérées, les activités ci après sont prévues :
1.1 Organisation des séances d?IEC
Cette activité est transversale mais spécifique pour chaque action novatrice à développer dans le milieu en vue de faciliter l?appropriation de la démarche et d?assurer la duplication sans accompagnement. Ce sera le lieu de valider les divers principes de mise en ?uvre et d?être en harmonie avec le partenaire locale bénéficiaire de l?intervention. L?ensemble des points d?accord opérationnalisé fera l?objet de production qui sera utilisée au cours de nouvelles séances d?IEC en vue de renforcer les acquis dans le milieu et de faire école dans d?autres milieux présentant les mêmes caractéristiques.
1.2 Développement d?activités alternatives de pêche et / ou de chasse
Dans le souci de sauvegarder le patrimoine contre la pression de l?homme il est devenu impérieux de faciliter la reconversion des pratiques des populations grâce au soutien d?initiatives novatrices. Pour cette fin il sera procédé à l?éducation des cibles partenaires sur la production par eux mêmes des divers prélèvements du milieu. Ainsi se développeront :
- Pratique de l'élevage de petits gibiers tels que l'aulacode, le lapin, le cobaye, la pintade commune
- Pratique de l'élevage des escargots et la culture des champignons comestibles
- Accroissement de la pratique de l'apiculture. Toutes les actions d'enrichissement de la forêt de IGBODJA concourent au développement de la production du miel. Cette opportunité devra être saisie par la communauté pour la promotion de cette filière dans la région.
- Pratique de la pisciculture
- Etc
1.3 Restauration de la fertilité des sols
L'une des raisons principales de la pratique de l'agriculture itinérante sur brûlis est la baisse de la fertilité des sols après quelques années de cultures et le développement des adventices voraces. Cet état de chose allonge la durée des jachères et augmente la consommation de l'espace forestier pour des fins agricoles. On estime que la baisse de la fertilité des sols au coût de la dégradation de l'environnement à concurrence de 12% alors que le coût total de la dégradation avoisine 3 à 5% du PIB (Sinsin et Owolabi, 2000). Quelques pratiques d'amélioration des jachères ont été signalées dans la zone. Il s'agira de les développer et de les améliorer. Il s'agit de la pratique de la jachère plantée avec le Cajanus cajan. Il faut également encourager la valorisation des résidus de récolte comme engrais organique en mélange avec de la bouse de vache. Dans ce sens, le développement des exploitations agro-pastorales est à encourager. Ce système est déjà bien maîtrisé par les peuhls sédentaires qui font le parcage de leurs animaux sur les soles qui seront utilisées les années à venir. A terme il faudra sédentariser l'agriculture et l'élevage à travers une intégration des systèmes d'exploitation qui incluent l'agriculture et l'élevage
1.4 Organisation du contrôle de l'exploitation forestière, de la chasse et de la pêche
Les actions de restauration n'auront aucun effet sur la conservation de la diversité biologique s'il n'existe pas de contrôle de leur exploitation. C'est pourquoi, il est important de convenir sur les normes d'exploitation et d'organiser le contrôle et la surveillance avec l'appui des structures décentralisées du service forestier et de l?intériorisation par les autorités communales à travers la prise d?arrêtés et de suivi des dispositions.
Les pratiques agricoles et surtout les défrichements anarchiques sont à l'origine de la destruction de la faune. On estime que de nouveaux défrichement participent au coût de la dégradation de l'environnement à concurrence de 17% alors que le coût total de la dégradation avoisine 3 à 5% du PIB (Sinsin et Owolabi, 2000). Tout effort qui ne tend pas à freiner le défrichement anarchique ne peut garantir la préservation des habitats. Les populations devront s'organiser pour le respect des normes légales en matière de défrichement.
1.5 Reconstitution de la flore et de l?habitat de la faune
Cette action s'insère dans la logique de reconstitution de la faune en voie d'extinction dans la région. Les deux forêts classées serviraient de refuge à la faune, l'aménagement des berges des deux fleuves pour la reconstitution de l'habitat de même que les galeries autour des rivières favoriseront les échanges puis la migration des animaux d'une zone à une autre. Une action qui va à terme aussi contribuer à la protection des berges et éviter le comblement des plans d?eau Il a été constaté des menaces de disparition évidente de certains écosystèmes. Il s'agit notamment des galeries forestières et des forêts denses sèches qui ne représentent actuellement que 5% de la superficie totale de la zone d'étude. Un plan de reboisement sera donc appliqué pour la restauration de ces forêts
L'existence des forêts sacrées bien protégées près des villages devra être mise à contribution. En effet il est souhaitable de renforcer la protection de ces forêts par des plantations de bordure ou d?enrichissement dans le souci de préserver un certain nombre d?espèces aujourd?hui menacé dans la région ou en voie de disparition. L'aménagement des forêts sacrées est une bonne porte d'entrée pour engager des actions d'aménagement d'envergure dans la région.
1.6 Facilitation de l?accès au crédit
L?accroissement des possibilités d?accès au crédit pour les groupes constitués et particulièrement les groupes de femmes devra se concrétiser grâce à la mise à disposition d?un fonds de garantie auprès d?une Institution de Microfinance (IMF) opérationnelle de la commune. En limitant la prise de risque de l?IMF, le fonds de garantie incitera celle-ci à octroyer des crédits aux groupes ciblés par l?intervention. Par ailleurs, le mécanisme de caution solidaire sera mis en jeu pour servir de garantie aux crédits octroyés, en assurant l?indivisibilité des membres de groupe face au remboursement.
La possibilité pour les femmes de dégager des bénéfices plus importants grâce à un taux d?intérêt bonifié qui sera négocier avec l?IMF en contrepartie du placement du fonds de garantie dans ces comptes d?une part et du rôle de suivi/encadrement et d?appui au montage de dossier qui sera assuré par le projet d?autre part, limitant ainsi les charges de fonctionnement de l?IMF.
La réussite du dispositif réside dans l?appui conseil dispensé par l?équipe du projet auprès des groupes bénéficiaires car celui-ci permettra une rationalisation de la gestion des activités menées (formations techniques, alphabétisation) et une cohésion plus forte entre les membres des groupes (appui à l?application des principes de vie associative, de gestion coopérative, recherche de reconnaissance formelle) pour assurer le remboursement.
1.7 Organisation de visite d?échange d?expériences
Des expériences de protection et de conservation réussies dans la région de Tanguiéta seront mises à contribution pour éveiller la conscience de novateurs locaux en vue de l?appréciation en grandeur réelle la faisabilité de l?action au niveau local. Diverses visites d? échange d?expériences vont contribuer à insuffler les pistes d?harmonisation de la stratégie locale de sauvegarde et de valorisation des potentiels du milieu..