Projet de Lutte contre l’Exploitation Artisanale de l’Or avec des Technologies Inappropriées dans l’arrondissement de Perma (PLEAO/TI)
Projet de Lutte contre l’Exploitation Artisanale de l’Or avec des Technologies Inappropriées dans l’arrondissement de Perma (PLEAO/TI)
C'est un drame silencieux qui se profile à l’horizon actuellement dans l’arrondissement de Perma dont, les conséquences pourraient être dévastatrices pour le fonctionnement naturel de nos écosystèmes, et l'ensemble de la chaîne alimentaire avec l’exploitation artisanale de l’Or. Elle connait aujourd’hui un essor à l’échelle des localités comme Sinaissiré, Tignapéti,Koka, Koussigou et Kouaténa avec bien sûr des effets néfastes.
Cette exploitation artisanale de l’Or qui, si elle est faite avec des Technologies appropriées, doit être inclus dans l’économie formelle afin d’en maximiser les avantages et d’en permettre l’amélioration.
Mais malheureusement, la mauvaise mise en œuvre et une technique inappropriée, sont monnaie courante et conduisent à des niveaux de pollution locale désastreux en plus des nouveaux risques sur le chantier. Aujourd’hui, partout sur les sites d’orpaillage, l’exploitation de l’or est une activité qui utilise des quantités importantes de mercure lors du traitement du minerai et sont souvent réalisées dans des conditions non sécurisées et dangereuses pour l’environnement. Il est possible que des milliers de personnes soient affectées (directement ou indirectement) par les émissions de mercure provenant de la dite activité, puisque le mercure est une neurotoxine qui s’accumule dans la chaîne alimentaire. Malheureusement, sa mauvaise utilisation et gestion engendrent la libération d’une grande quantité de mercure par année dans l’environnement, ce qui provoque des impacts négatifs dans divers écosystèmes. En général, la plupart des dangers liés à l’utilisation du mercure dans les exploitations artisanales de l’or sont semblables: des émissions de mercure énormes dans les rejets de lavage, la contamination des cours d’eau, l’inhalation de vapeurs toxiques, etc . Cependant, dans la grande majorité des sites de traitement, l’air ambiant peut contenir des quantités de vapeurs de mercure dangereusement élevées, La santé des mineurs et celle des communautés situées autour des centres de traitement est mise en danger, alors qu’il existe des méthodes simples et abordables, telles que celles préconisées par l’ONUDI qui peuvent grandement réduire le risque quand elles sont bien employées
Les lois qui régissent le secteur et ses conséquences environnementales sont souvent peu développées, et l’utilisation du mercure est donc souvent négligée.
L’exploitation aurifère constitue une excellente opportunité de développement importante qui peut contribuer directement à améliorer les conditions de pauvreté et de développement régional. Bien qu’il existe de nombreux problèmes sociaux et environnementaux dans le secteur, il existe aussi une opportunité réelle de transformer la richesse minérale en développement local durable.
Outre ces tableaux sombres liés à l’exploitation artisanale de l’or, la pratique de cette activité conduit à la déforestation incontrôlée favorisant ainsi la réduction des espaces agricoles et même des plantations qui sont pour toujours transformés en des sites d’orpaillage. Une telle dégradation des sols rend impropre l’agriculture.
Pour les communautés villageoises, la conséquence immédiate est la difficulté de cohabitation avec l’afflux massif d’individus qui s’installent aux abords des villages, créant ainsi l’insécurité. Cette dynamique induit du cout à une pression foncière environnementale. Cet état de fait, conjugué à l’immigration massive des populations à la recherche du mieux-être, crée une pression humaine que la communauté exerce sur les ressources naturelles et donc alimentaires. Aujourd’hui, l’accès à la terre dans l’arrondissement de Perma devient de plus en plus récurrent. Cela a fait que la communauté de Perma a adopté sur les espaces réduits la monoculture, ce qui a généralisé le recours aux pesticides dans les champs et l’utilisation du mercure sur les sites aurifères.
Et avec le dynamisme de développement que rencontrent les communautés riveraines, celles-ci ont développé une agriculture, avec un schéma d’utilisation des pesticides qui reste la plus défavorable des pratiques agricoles devant la fertilisation et la protection de la ressource sol. L’usage presque systématique d’herbicides pour le maïs et le coton, et d’insecticide pour le coton, confère aux exploitations une forte pression polluante. C’est connu de tous que l’utilisation de ces produits chimiques est toxique pour les insectes pollinisateurs en général, et pour l’abeille en particulier. Et comme ces substances toxiques se retrouvent dans les nappes phréatiques et les cours d’eaux, elles détruisent les maillons clés de la chaine alimentaire et réduisent dramatiquement la biodiversité.
Dans toutes les contrées, les pesticides maintiennent dangereusement nos paysans dans un état de dépendance totale vis-à-vis des produits très coûteux et de moins en moins efficaces pour, non seulement protéger les cultures face à des insectes, mais aussi augmenter les rendements des cultures.

Les acteurs du présent projet sont ceux de l’ONG et les bénéficiaires directes. Ses objectifs sont entre autres de (i) éliminer les pratiques utilisant le mercure qui sont inefficaces et dangereuses, (ii) mettre en valeur les ressources naturelles, afin de diminuer la pression qu’exerce la population sur l’environnement; (iii) renforcer les capacités des coopératives d’apiculteurs orpailleurs promues, en vue de favoriser la pratique durable des activités d’exploitation artisanale de l’or et de l’apiculture moderne dans les villages ciblés; (iv) accroître les revenus des populations et ceux de l’administration locale par la pratique de l’apiculture moderne.
Ainsi, au bout de vingt-quatre (24) mois d’activités, les résultats suivants seront atteints relatifs aux objectifs spécifiques. Ils sont : (i) les techniques appropriées de l’exploitation de l’or qui n’utilisent pas le mercure sont adoptées sur les sites de traitement, (ii) les ressources naturelles de la zone d’intervention sont valorisées par leur préservation. (iii) l’association des orpailleurs et d’apiculteurs de l’arrondissement de Perma est efficacement gérée telle une entreprise; (iv) les revenus des populations de la zone se sont accrus.
Les activités identifiées seront réalisées en deux phases :
La première phase consistera au renforcement des capacités des bénéficiaires en techniques appropriées de l’exploitation artisanale de l’or et en apiculture. C’est une formation théorique qui va se dérouler en neuf (09) sessions de dix (10) apprenants par session; ainsi dit, chaque localité recevra un formateur en milieu réel en vue faciliter l’assimilation des cours. Cette série de formations théoriques et pratiques auront lieu dans une salle à identifier dans chacun des villages et va durer cinq (05) jours par session. Au cours de cette Formation, il y aura : (i) la prise de contact avec les apprenants et établissement d’un principe de travail; (ii) l’apprentissage proprement dit et (iii) l’élaboration d’un cahier de suivi.
La deuxième phase est une formation continue ou suivi-appui-conseils; mais contrairement à la première, celle-ci se réalise sur le terrain, elle est d’une durée de vingt-deux (22) mois. Au cours de cet accompagnement de l’application des connaissances acquises lors des formations théoriques, les activités apicoles suivantes seront réalisées : (i) initier les orpailleurs en nouvelles techniques d’exploitation artisanale de l’or (ii) accompagner les orpailleurs dans l’application des techniques appropriées sur les sites de traitement de l’or, (iii) Initier les apiculteurs en techniques de gestion, d’aménagement et d’enrichissement des sites apicoles; (iv) implanter des pépinières; (iv) enrichir les sites apicoles dans chacun des villages; (v) construire des foyers améliorés dans les ménages de la zone du projet; (vi) constituer les comités feux de brousse; (vii) identifier dix sites apicoles (18)sites apicoles ou ruchers; (viii) construire et installer les ruches kenyanes et ruchettes sur quatre hectares et demi, ; (ix) conduire les ruchers (inspection, transvasement, jumelage, renforcement, nourrissement, récolte de miel et de la propolis etc.); ( x) mettre en place les équipements de production dans chaque groupement membre de l’association (xi) initier et accompagner les membres des différents association en gestion administrative, financière et organisationnelle; (xii) commercialiser les produits de la ruche; (xiii) mettre en place le crédit du Fond d’Appui pour l’Environnement et le Développement (FAED).
NB : Il faut noter que les sites apicoles seront enrichis avec le Khaya senegalensis qui est une essence autochtone dont les fleurs sont appréciées par les abeilles. La 2ème espèce à utiliser pour l’enrichissement et la délimitation des sites est le Gmélina arborea une essence réputée par sa croissance rapide.

 

Project Snapshot

Grantee:
ONG Groupe d’Actions pour la Recherche en Apiculture et en Ressources Naturelles Intégrables
Country:
Benin
Area Of Work:
Chemicals
Grant Amount:
US$ 35,000.00
Co-Financing Cash:
US$ 16,792.00
Co-Financing in-Kind:
US$ 5,347.00
Project Number:
BEN/SGP/OP7/Y2/CORE/CH/21/02
Status:
Currently under execution

SGP Country office contact

Mme Evelyne Armelle GUIDIGBI
Phone:
+229 21313045
Email:

Address

Zone Residentielle-Lot No. 11
BP 506 Cotonou