Projet de création d’une gommeraie communautaire et conservation des sols pour une agriculture durable.
1.1 Sommaire de projet (1 page)
L’Association de Développement de la Communauté Banala (ADCB) est née 21 décembre 2003 lors d’une assemblée générale. L’ADCB a été reconnue officiellement le 07 janvier 2004 par l’autorisation de fonctionner enregistré le 16 septembre 2003 sous le folio n°1694. Le statut de l’ADCB a été révisé le 21 mars 2010 suite à une assemblée générale ordinaire. L'ADCB a pour but de consolider la cohésion sociale, la solidarité et l'entente entre les membres de la Communauté Banala par l'amélioration des conditions de vie, l'éducation des jeunes, la promotion de la culture, la santé, l'agriculture, l'élevage, l'hydraulique pastorale et villageoise, la création des activités socioéconomiques, la protection de l'environnement, la lutte contre les IST et le VIHSIDA ou tout autre domaine pouvant concourir au développement.
Le présent projet à pour objectif spécifique de créer une gommeraie communautaire et conserver les sols pour une agriculture durable. Cet objectif sera atteint grâce aux trois résultats ci-dessous :
(1) aménager et conserver durablement par des cordons pierreux 50 ha des champs agricoles menacés par les érosions hydriques et améliorer durablement la fertilité par l'apport de fumure ; (2) créer 50 ha de parc arboré comme méthode de fixation biologique du sol mais aussi apporter durablement de l'azote au sol par les nodosités des racines d'Acacia albida. Ce parc améliorera l'infiltration de l'eau de pluie, produira des fourrages et du bois de service aux villageois. (3) Créer de 50 ha de forêt communautaire d'Acacia Sénégal afin de lutter contre la dégradation des terres, lutter contre la désertification et améliorer les revenus des producteurs par la mise en place de la filière gomme arabique. Dans chaque village, les comités de gestion mis en place assureront l’exécution des activités sur terrain.
Le coût total du projet est d’un montant de 12.892 500 FCFA dont le financement demandé auprès FEM /SGP s’élève à 7 276 000 FCFA avec la contribution communautaire de 4 906 000 FCFA . Pour avoir un impact tangible à la fin du projet après 2 ans, il est envisagé de réaliser la quasi totalité des activités en premières années. La deuxième année du projet sera consacrée aux renforcements/consolidations des acquis mis en place et assurer le suivi des activités. Ainsi le budget global est répartir comme suit :

?











































La contribution de la communauté se fera par des apports financiers directs sur ses propres ressources financières domiciliées à la BSIC. Etant donné que les activités prévues dans ce projet sont des opérations à haute intensité de main d’oeuvre (HIMO) alors les compétences locales (ouvriers qualifiés, paysan modèle et formateurs villageois) seront valorisées comme apport en nature ou estimé en terme monétaire.




1.2 Contexte organisationnel et la capacité à mettre en œuvre le projet (1page)

• Nature de l'organisation demandeur : l’Association de Développement de la Communauté Banala (ADCB) est une organisation à base communautaire qui intervient sur l’ensemble du territoire national là où ses membres constituent une frange importante de la population.
• But et activités fondamentales de l’organisation : l'ADCB a pour but d’appuyer la Communauté Banala afin d’améliorer ses conditions de vie à travers l'éducation des jeunes, la promotion de la culture locale, l’accès à la santé, accroître la production agricole d'élevage, la création d'hydraulique pastorale/villageoise, des activités socioéconomiques, la protection de l'environnement, la lutte contre les IST et le VIHSIDA ou tout autre domaine pouvant concourir au développement
• L'approche organisationnelle (philosophie) pour la mise en œuvre du projet, à savoir comment l'organisation livre ses projets : les projets sont toujours initiés par les bénéficiaires finaux (villageois membres de la communauté Banala) qui la soumettent au bureau exécutif de l’ADCB. Le bureau exécutif fait appel aux personnes ressources de la communauté Banala pour mettre en forme le projet et la recherche du financement. Une fois la subvention accordée, le bureau exécutif met en place le comité de pilotage du projet composé de 3 ou 4 personnes qui s’en charge de la mise en œuvre. Le comité de pilotage rend compte de l’état d’avancement d’exécution du projet à l’assemblée générale tous les 6 mois.
• Durée d'existence et d'expérience en gestion de projet : l’ADCB a été reconnue officiellement le 07 janvier 2004 et à une durée de vie de 13 ans. Depuis sa création, elle a réalisé beaucoup d’acquis, notamment : renforcement des capacités des organisations par des formations diverses (ACORD); création d’un grenier communautaire (PMR), réalisation d’un puits villageois (USA) et d’enquête socioéconomique ADCB). L’élaboration du plan de développement de la communauté Banala est en cours de réalisation.
• La structure organisationnelle, la gouvernance et l'administration: nombre de membres du personnel rémunéré : L’ADCB a un bureau exécutif à N’djamena et un bureau régional à Bitkine (département d’Abtouyour) et des cellules villageoises dans chaque village. Sur terrain, dans les villages concernés par ce projet, l’ADCB dispose de deux (02) animateurs vulgarisateurs/formateurs et d’un technicien, chef de projet.
• Adhésion et affiliation à des association ou groupements : L’ADCB n’est affilié à aucune organisation nationale et internationale.

• Le statut juridique - inscription auprès de l'autorité gouvernementale approuvée : L’Association de Développement de la Communauté Banala (ADCB) a été reconnue officiellement le 07 janvier 2004 par l’autorisation de fonctionner enregistré le 16 septembre 2003 sous le folio n°1694.
• groupe de population cible (femmes, peuples autochtones, des jeunes, etc) : Ce projet s’adresse au groupe cible constitué des producteurs ruraux membres des cellules villageois de l'ADCB de 9 villages de la Communauté Banala. Ce groupe cible est composé essentiellement des chefs de ménages femmes et hommes. Les femmes chefs de ménages et les personnes vulnérables seront particulièrement privilégiées. Les populations de l’ensemble des 09 villages de la Communauté Banala. Les bénéficiaires finaux sont environs 100 chefs de ménages, soient un total d'environ 1000 personnes.
• Une expérience pertinente au projet proposé, notamment: des projets de la dégradation des sols / gestion durable des forêts et ou expérience avec des projets qui mettent l'accent sur l'environnement et gestion des ressources naturelles et le développement durable au niveau communautaires : dans les 9 villages proposés pour ce projet, environ 20 ha des champs ont été aménagés grâce à l’ONG « NAGDARO ». Cet appui ne touche qu’une infime partie des villageois mais un savoir faire a été transmis aux villageois grâce aux formations en techniques d’aménagement en cordon pierreux, plantation, fertilisation par fumure, etc. Les deux animateurs de l’ADCB ont travaillé 3 ans (01 juin 2007 au 31 mai 2010) durant avec l’ONG « NAGDARO » dans l’aménagement des champs en cordons pierreux et lutte contre la malnutrition à base de Moringa Oleïfera.
1.3 Objectifs de projet et résultats attendus (1 page)
• L'énoncé du problème ou le défi du projet vise à répondre aux objectifs principaux et les objectifs spécifiques du projet proposé.
Contexte et justification
L’action proposée est justifie par les problèmes de dégradation des terres, l’insécurité alimentaire, la malnutrition d’une tranche de populations. Cet projet s’inscrit dans le cadre de la Dégradations des terres et gestion durable des forêts.
Concernant la région d’intervention, le Guéra est situé au centre de la moitié sud du pays et couvre une superficie de 58.950 km². Selon le recensement générale de 2010, la population a été estimée à 466.565 habitants, soit 6,3 hbts/km². Ce département d'Abtouyour est divisé en 2 sous-préfectures à savoir : la sous-préfecture de Bitkine et sous-préfecture Bang Bang.
- Le climat dans la zone du nord Guéra est un climat de type sahélien caractérisé par : (i) une longue saison sèche, qui dure environ 9 mois (octobre à juin)avec des températures élevées dont les variations thermiques à l’ombre de l’ordre de 40 à 45°C ; (ii) une courte saison de pluie de 2 à 3 mois (juillet – septembre) avec des pluviosités souvent mal reparties dans le temps et dans l’espace et (iii) le déficit hydrique : les pluies annuelles moyennes l’ordre de 560 mm (variation de 400 à 800 mm) en 3 mois sont en principe suffisantes pour les céréales s’il n’y avait pas une mauvaise répartition et un ruissellement important des eaux de surface (pente douces). Ceci entraîne une insuffisance en eau de surface pour les hommes et les animaux.
- Les contraintes majeures qui s’opposent au développement harmonieux d’une manière générale dans les 9 villages de la communauté Banala sont les suivantes :
? l’inversion des tendances à l’érosion très poussée des terres de cultures (les piémonts des montagnes sont en pentes forte 7 à 12%, très sensibles à l’érosion hydrique) en général dans la zone réduisant considérablement le potentielle flore/faune et la capacité de production agricole ;
? Les rendements culturaux dans ces aménagements sont généralement en hausse. La disponibilité des produits agricoles permet de combattre l’insécurité alimentaire dans la zone ;
? Un déséquilibre alimentaire permanent entre les disponibilités et les besoins de consommation qui, a pour conséquence une insécurité alimentaire et une malnutrition chronique pour une bonne frange de la population du Guéra ;
? Le déboisement des flancs de montagne favorise en effet le ruissellement entraînant à terme la réduction voire la disparition des surfaces agricoles antérieurement cultivables ;
? La pression foncière qui a pour conséquence la diminution ou la quasi disparition de la jachère, engendrant ainsi la diminution de la fertilité des sols et donc des rendements, et la disparition des écosystèmes naturelles par les coupes abusives d'arbres ;
? La surexploitation des champs aménagés sans apport de matière organique appauvrit considérablement ces champs ;
Les revenus sont très bas (le paysan de la zone vie avec en moyenne 0,10$ par jour), les gens s’adonnent à des activités supplémentaires pour améliorer leur revenus (coupe de bois, agriculture itinérante, etc.). Ces activités ont plutôt l’inconvénient d’aggraver le problème (disparition du couvert végétal) et amplifient plutôt le phénomène d’érosion, sans réellement améliorer les revenus. D’où le cercle vicieux.


• Les résultats spécifiques que le projet va produire
Objectif global : Contribuer à la lutte contre la dégradation des sols et à la désertification. A l'échelle régionale, cette action ne contribuera qu'à améliorer sur une petite aire géographique les conditions agro écologiques des populations. L'érosion hydrique, la dégradation des écosystèmes, le faible rendement agricole et le faible revenu des villageois peuvent être atténués et améliorés que localement.
Objectif spécifique : Créer une gommeraie communautaire et conserver les sols pour une agriculture durable. Les indicateurs d’impacts attendus à la fin de ce projet sànt : (1) conserver durablement par des cordons pierreux les champs agricoles menacés par les érosions hydriques et améliorer durablement la fertilité par l'apport de fumure ; (2) créer un parc arboré comme méthode de fixation biologique du sol mais aussi apporter durablement de l'azote au sol par les nodosités des racines d'Acacia albida. Ce parc améliorera l'infiltration de l'eau de pluie, produira des fourrages et du bois de service aux villageois. (3) Créer une forêt communautaire d'Acacia Sénégal afin de lutter contre la dégradation des terres, lutter contre la désertification et améliorer les revenus des producteurs par la mise en place de la filière gomme arabique.

Les trois résultats devant contribuer à l’atteinte de l’objectif spécifique du projet sont :
R1- Les champs agricoles dégradées par les érosions hydriques sont aménagés et leur rendement amélioré ;
Indicateurs : 50 d'ha de terre aménagées et amandées par la fumure et Comité de gestion opérationnel.
R2- Le parc arboré à Acacia albida est crée ;
Indicateurs : 50 d'ha de parc arboré à Acacia albida mise en place et comité de gestion opérationnel
R3 - Une gomméraie communautaire est créée
Indicateurs : 50 ha de forêts d'Acacia Sénégal est crée et Comité de gestion opérationnel.
1.4 Description des activités de projet (2.5 pages)
R1- Les champs agricoles dégradées par les érosions hydriques sont aménagés et leur rendement amélioré
1.1 - Campagne d'information et d'animation rurale
Il s'agit d'informer les autorités administratives, les chefs coutumiers sur les objectifs du projet, les rôles attendus d'eux et leur implication dans la mise en œuvre. La campagne locale d'animation sera organisée dans les 9 villages pour expliquer les objectifs du projet, leurs rôles dans l'exécution des tâches ainsi que le dispositif organisationnel pour la conduite de l’ensemble des travaux dans les champs et site.
1.2 - Organisation des groupes pour les travaux d’aménagement dans les champs
Il s'agit d'organiser l'approche de ciblage des champs collectifs et individuels, repérage des sites des moellons/pierre et responsabilisation des leaders villageois, ceci pour éviter de discrimination dans le choix des bénéficiaires. Puis approuver le dispositif organisationnel par la responsabilisation des bénéficiaires dans la répartition des tâches pour la conduite de l’ensemble des travaux dans les champs. Le manuel du dispositif organisationnel sera élaboré ainsi que les critères de choix des champs et du site seront définis. A l'issu de cette activité, les champs à aménager seront sélectionnés, le site de gommeraie identifié et délimité et les leaders des groupe de travail sont élus/choisis par les villageois.
1.3 - Equipements en matériels d'aménagement
Le Kits du matériel d’aménagement acquis par le projet est composé de : houes manga, les charrettes asines/bovine, les brouettes, pioches, barres à mines, et semences d’Acacia Albida et Acaccia sénégal. Ce kit de matériel sera mis à disposition des membres du comité de gestion de l’ADCB sous la responsabilité des leaders villageois. A la fin du projet, un système de recouvrement des coûts sera mis en place afin que ces matériels puissent être renouvelées. L’utilisation de ces matériels à la fin de ce projet par les villageois de la communauté Banala sera soumis au versement d’une redevance symbolique. Cette méthode est déjà expérimentée dans la zone d’intervention par l’ADCB et NAGDARO
1.4 - Organisation des comités de gestion de parc arboré et la gomméraie
Elle existe dans les 9 villages de la communauté Banala, des cellules locale de l’ADCB dont leurs rôles sont beaucoup plus larges. Pour ce faire, il sera mis en place des comités de gestion pour le parc arboré et le sité du gommeraie. Les comités de gestion seront dirigés par les leaders villageois. Les comités de gestion bénéficieront d’un appui conseil qui va renforcer leurs capacités d’organisation. Cet appui conseil sera axé sur l’application des techniques dispensées au cours des formations par les membres des comités de gestion. La gestion des biens (matériels d’aménagement, parcs arborés et gommeraies crées) communautaires sera faite dans le contexte de bonne gouvernance sous le contrôle de la structure d’accompagnement (ADCB) durant tout le processus de désengagement planifié
1.5 - Formation des villageois dans les différents thèmes
Cette activité est transversale sur les 3 résultats attendus de l’action. En plus des besoins en formation identifiés, d’autres besoins pour renforcer les capacités techniques seront définis avec l’implication des villageois. Ainsi le manuel de formation sera élaboré avec une formulation des thèmes de formation adaptée. L’organisation et l’exécution des sessions de formation se feront dans une approche participative. Le déroulement des plans de formation se fera sous forme de séances de formation résidentielle.
Pour permettre d’atteindre un grand nombre des producteurs, le rythme d’apprentissage sera négocié au village en fonction des occupations saisonnières des intéressés. Compte tenu du fait que la plupart des bénéficiaires sont illettrés, l’exécution des sessions de formations obéira à des normes pédagogiques destinées à l’adulte en situation d’apprentissage, dans un processus d’auto promotion. Un accent très particulier sera mis sur les démonstrations pratiques et les jeux de rôle. Les techniques et compétences à transférer concernent :
(i) l’aménagement et la restauration des terres dégradées par les techniques de construction de cordons pierreux et de Zaï
La formation comprend deux parties à savoir une première partie théorique où les techniciens du projet montrent aux participants les profils topographiques et leurs influences sur l’écoulement des eaux de surface, et une deuxième partie pratique qui définit les dispositifs anti-érosifs et leurs caractéristiques permettant de maîtriser les importants volumes d’eau qui se perdent chaque année et comment les valoriser en agriculture. L’application pratique de cette technique se déroulera dans les champs et sites retenus. .
(ii) la gestion de fertilité dans les périmètres aménagés : il s’agit d’apprendre aux villageois, les techniques d’épandage de la fumure : période, disposition des fumure sur terrain et laboure en début début de saison sèche pour intégrer la fumure dans le sol.
(iii) prétraitement des graines et la production des plants et la plantation des arbres
Pour lever la dormance des graines des acacias pour une meilleure germination en pépinière ou lors des semis directs, une formation en conservation et en prétraitement des graines sera dispensée. Les techniques par prétraitement par l’eau chaude, par l’acide ou par scarification seront dispensées.
L’expérience pour identifier un site de terreau fertile sera partagée. Au cas où il n’y pas de site de terreau proche du villages, un site de terre fertile sera identifié et le sol récupéré sera fertilisé par de la fumure animale. Ainsi la préparation des terreaux sera obtenue. Il y aura aussi un apprentissage dans la mise de terreau dans les sachets polyéthylènes biodégradables. La technique de semis dans les sachets, le système d’arrosage ainsi que l’entretien des plants sera dispensée.
La technique de plantation des arbres dans les champs et sites sera dispensée : équidistance entre les arbres, ouverture des trous de plantation, la mise à terre.
(iv) Formation sur le suivi de la mis en défens
Elaborer de manière participative un plan simple de surveillance adapté au contexte locale. Les période à haut risque seront définies et la surveillance sera accrue. Un comité de surveillance sera mis en place
(v) Formation en technique de saignée, de récolte, de tri et de conservation de la gomme arabique
La technique d’obtenir de la saignée optimum pour préserver les arbres sera dispensée. Les procédés de récolte, de tri et de conservation seront dispensés. Toutes ces formations seront suivi des exercices pratiques sur les peuplements naturels proches de la zone d’intervention.
1.6 - Aménagement des champs par des cordons pierreux et amendement par la fumure animale
Sur les champs et sites choisis, les pierres collectées aux pied monts des montagnes seront transportés sur les champs de culture et site de reboisement de gomméraie. Les matériels de transports acquis dans le cadre de ce projet seront mis à contribution pour les dépôts des pierres. Les emplacements des cordons pierreux seront matérialisés sur le terrain en fonction des courbes de niveau à équidistance à définir en fonction de la situation topographique des surfaces. Ainsi, les cordons pierreux seront mis en place dans les champs et site de gommeraie.
Les surfaces récupérées doivent être amendées en fumures organiques pour rétablir rapidement la fertilité des ces sols lessivés au cours de l’érosion. Les contrats de fumures seront conclus entre les agro éleveurs de villages ciblés et les éleveurs transhumants/nomades. Les matériels de transports acquis dans le cadre de ce projet seront mis à contribution pour les dépôts des bouses ou de compost dans les champs aménagés. Le temps de minéralisation des matières organiques déposées dans les champs est très important pour favoriser l’alimentation des plantes au moment de leur croissance végétative.
1.7 - Suivi des rendements culturaux dans les champs aménagés
Un dispositif simple sera mis pour comparer les rendements des champs de cultures. Plusieurs échantillons de mesure des récoltes seront installés dans les champs témoins (sans aménagement) et dans les champs aménagés.
R2- Le parc arboré à Acacia albida est crée
2.1 - Collecte des semences d'acacia albida
Pendant la période de production des graines par les peuplements naturels d’Acacia albida et d’Acacia sénégal, les villageois peuvent cueillir les semences dans les écosystèmes proches de leur village. S’il est difficile de trouver les semences, les graines peuvent être achetés dans les environ. Les graines ainsi récoltées seront conservées jusqu’à leur semis en pépinière et lors des travaux de régénération naturelle assistée par des semis directs.
2.2 - Formation en technique de prétraitement des graines, en pépinière et en plantation
Cette formation est déjà décrite à l’activité 1.5 (iii).
2.3 - Production des plants d'Acacia albida dans les cours des ménages
Compte tenu des difficultés liées à la disponibilité du point d’eau, les pépinières seront installés au sein des ménages sélectionnés. Chaque ménage préparera les terreaux, selon la technique apprise, recevra les sachets polyéthylène biodégradable. Ainsi les terreaux obtenus sera mis dans les sachets polyéthylènes biodégradables. Après quelques jours d’arrosage, les graines seront semées dans les sachets, les jeune semis seront arrosés jusqu’à 3 mois puis plantés.
2.4 - Plantation d'Acacia albida dans les champs aménagés
Les plants obtenus d’Acacia albida en pépinière seront mis à terre au moment opportun selon la technique apprise. Le parc arboré à d’Acacia albida sera crée aussi par la régénération naturelle assistée par des semis directs. Cette approche mixte de régénération permettra d’augmenter le taux de réussite. Les zones plantées seront mises en défens.
2.5 - Mise en défens des champs aménagés et plantés;
Les champs aménagés et reboisés et le site de gomméraie à régénérer seront mis en défens pour protéger les jeunes plants en terre contre les dents du bétail et autres activités humaines destructrices. La durée de mise en défens sera de 2 ans et un comité de surveillance sera mis en place. Pour arriver au respect de cette mise en défens, le service forestier local, les autorités administratives et traditionnelles, les chefs coutumiers (chef de terre, de montagne et de forêt) seront mis à contribution pour sensibiliser les villageois et tous les bergers du village. Une campagne d’information et de sensibilisation sera lancée auprès des éleveurs transhumants et nomades. Les visites de reconnaissance du site et des champs à protéger seront organisées auprès des bergers du villages et éleveurs transhumants et nomades. Les sites et champs mis en défens seront connus de tous les usagers, ainsi que la durée de cette interdiction
R3 - Une gomméraie communautaire est créée
3.1 - Identification du site de création de la gomméraie communautaire
Le site de création de gomméraie sera identifié en fonction des critères tels que : statut foncier claire (terres banales, jachères portion de forêts), adhésion/implication des propriétaires des terres, disponibilité du potentiel écologique, présences raisonnable des souches d’arbre, etc. Une fois les propriétaires de terres sont sélectionnés, le site sera d’un seul tenant de 100ha et délimité.
3.2 - Aménagement du site en cordons pierreux
Cette activité est identique à celle qui a été décrite au point 1.6 sauf qu’il n’y aura pas la fertilisation à la fumure est n’est nécessaire et non justifiée.
3.3 - Formation en technique de prétraitement des graines, en pépinière et en plantation
Cette activité est identique à celle qui a été décrite au point 1.5 (iii).
3.4 - Production des plants d'Acacia sénégal dans les cours des ménages
Cette activité est identique à celle qui a été décrite au point 2.3
3.5 - Plantation d'Acacia Sénégal sur le site choisit
Cette activité est identique à celle qui a été décrite au point 2.4
3.6 - Mise en défens du site planté
Cette activité est identique à celle qui a été décrite au point 2.5
3.7 - Formation en technique de saignée, de récolte, de tri et de conservation de la gomme arabique
Cette activité est identique à celle qui a été décrite au point 1.5 (v).
Activités transversales
0.1 - Elaboration du plan de travail trimestriel
Au démarrage du projet, le plan de travail global et le plan de travail annuel seront mis à jour en fonction de la période de démarrage des activités. Le plan de travail annuel actualisé sera détaillé en plan de travail trimestriel où les indicateurs de suivi seront définis. A la fin de chaque 3 mois, le plan de travail trimestriel suivant sera élaboré.
0.2 - Elaboration des rapports techniques et financiers intermédiaires et final
Chaque 3 trois, les rapports (techniques et financiers) de suivi des activités seront élaborés. Le rapport (technique et financier) annuel d'exécution des activités sera rédigé à la fin de chaque période (12 mois) de reporting. Le rapport final (technique et financier) sera élaboré en fin de projet et les indicateurs atteints par rapport à ceux qui sont prévus seront comparés et analysés.
0.3 - Evaluation périodique et finale des activités
Pour ce qui concerne le suivi de l’exécution correcte des activités prévues dans ce projet, il est envisagé de faire l'autoévaluation des activités dans chaque trimestre. Cette évaluation se fera de manière participative avec les animateurs, les leaders villageois et le chef de projet. Ces évaluations internes permettront d'élaborer les plans successifs de travail trimestriel, de reconduire les activités non achevées et complétées celles qui sont en cours et de prévoir d'autres nouvelles activités.
L'évaluation interne à mi-parcours, permettra :
1. D’apprécier le niveau de réalisation des actions prévues dans le document du projet et d’identifier les facteurs favorables et défavorables ;
2. D’analyser les écarts entre les actions prévues et celles réalisées et proposer les mesures correctives ;
3. De faire des observations, recommandations et des suggestions pour les actions à mener dans le futur.
4. Enfin, l’autre interviendra à la fin de l’action et permettra de mesurer entre autres les activités réalisées, les résultats atteints et les impacts obtenus.

La mise en œuvre du Plan et calendrier (2 pages)
Méthodologie
Le projet démarre par la mise en place du comité de pilotage, la constitution de l’équipe d’appui sur terrain et des comités de gestion (ensemble de groupe de travail dans chaque village).
Un atelier de démarrage permettant d’élaborer le plan de travail trimestriel et la formation de l’équipe d’appui sur terrain sera organisé.
Les équipements nécessaires pour la réalisation des activités seront acquis progressivement au cours de l’année n°1. Les matériels de travail acquis seront constitués en Kits et mis à disposition aux bénéficiaires finaux dans les villages. Une convention de gestion de ces Kits de matériels sera signée avec les comités de gestion.
Dans chaque village, les paysans vont se constituer en groupe de travail de façon à avoir plusieurs champs groupés à aménager. Les groupes de travail seront sélectionnés en fonction du nombre de femmes chefs de ménages ou personnes vulnérables.
Les champs peuvent être aménagés collectivement ou individuellement suivant les capacités des membres des Cellules de l'ADCB. La main d’œuvre pour l’extraction et le transport des moellons seront assurés par les groupes formés au sein des Cellules de l'ADCB.
La méthodologie proposée dans ce projet, reposera sur l’approche participative. Car, elle crée chez les bénéficiaires le sentiment de la responsabilisation effective, la participation directe et permet l’appropriation de la méthode. Il s’agira dans un premier temps de réexaminer et de confirmer les activités prioritaires. Ensuite, en concertation avec les Cellules de l'ADCB et les comités de gestion le plan de travail adopter sera exécuté par l’équipe d’appui sur terrain. Plusieurs formations et travaux sur terrain seront réalisés.
Plan pour assurer la participation communautaire (1 page)

Projet N° : ………………….. Intitulé du projet : Créer une gommeraie communautaire et conserver les sols pour une agriculture durable sont aménagés

Nom du Bénéficiaire : ADCB

Brève description de l’objectif du projet : (1) aménager et conserver durablement par des cordons pierreux 50 ha des champs agricoles menacés par les érosions hydriques et améliorer durablement la fertilité par l'apport de fumure ; (2) créer 50 ha de parc arboré comme méthode de fixation biologique du sol mais aussi apporter durablement de l'azote au sol par les nodosités des racines d'Acacia albida. Ce parc améliorera l'infiltration de l'eau de pluie, produira des fourrages et du bois de service aux villageois. (3) Créer de 50 ha de forêt communautaire d'Acacia Sénégal afin de lutter contre la dégradation des terres, lutter contre la désertification et améliorer les revenus des producteurs par la mise en place de la filière gomme arabique. Dans chaque village, les comités de gestion mis en place assureront l’exécution des activités sur terrain.
Domaine d’intervention GEF : Dégradations des terres et gestion durable des forêts Phase opérationnelle GEF : Projet de développement des capacités Date du début et fin du projet : 01/092012 au 31 Août 2014
Brève description de l’objectif spécifique N°1 : R1- Les champs agricoles dégradées par les érosions hydriques sont aménagés et leur rendement amélioré ;
Indicateurs : 50 d'ha de terre aménagées et amandées par la fumure et Comité de gestion opérationnel

Liste des activités nécessaires pour atteindre cet objectif. Indiquer qui est responsable de chaque activité et un indicateur de l’accomplissement des activités. Durée de l’activité dans le mois(ou Quarts) : voir le chronogramme ci dessous
Activité Partie
responsable Indicateur 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12
1.1-Campagne d'information et d'animation rurale Equipe d’appui et comité de pilotage Villageois informé
1.2-Organisation des groupes pour les travaux d’aménagement dans les champs Equipe d’appui et comité de pilotage Groupe de travail mis en place
1.3 - Equipements en matériels d'aménagement Equipe d’appui et comité de pilotage Kits de matériels disponibles
1.4 - Organisation des comités de gestion de parc arboré et la gomméraie. Equipe d’appui et comité de pilotage Comité de gestion opérationnel

1.5- Formation des villageois dans Différents les thèmes….. Equipe d’appui, villageois formateurs et comité de pilotage Nombre des villageois formés/thèmes
1.6- Aménagement des champs par des cordons pierreux et amendement par la fumure animale. Villageois et Equipe d’appui 50 ha des champs sont aménagés et fertilisé
1.7- Suivi des rendements culturaux dans les champs aménagés Equipe d’appui Rendement des champs sont connus
2.3
Brève description de l’objectif spécifique N°2 : R2- Le parc arboré à Acacia albida est crée.
Indicateurs : au moins 50 d'ha de parc arboré à Acacia albida est mise en place et comité de gestion opérationnel

Liste des activités nécessaires pour atteindre cet objectif. Indiquer qui est responsable de chaque activité et un indicateur de l’accomplissement des activités. Durée de l’activité dans le mois(ou Quarts) : voir le chronogramme ci dessous

Activité Partie responsable Indicateur 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12
2.1-Collecte des semences d'acacia albida Villageois Semence disponible
2.2-Formation en technique de pré-traitement des graines, en pépinière et en plantation Equipe d’appui, villageois formateurs et comité de pilotage Nombre des villageois formés
2.3-Production des plants d'Acacia albida dans les cours des ménages Villageois Nombre des plants produits
2.4-Plantation d'Acacia albida dans les champs aménagés Villageois 50 ha des champs aménagés sont plantés
2.5-Mise en défens des champs aménagés et plantés Villageois 50 ha des champs et parc arborés en défens.
Brève description de l’objectif spécifique N°3 : R3 - Une gomméraie communautaire est créée.
Indicateurs : au moins 50 ha de forêts d'Acacia sénégal est crée et le comité de gestion opérationnel

Liste des activités nécessaires pour atteindre cet objectif. Indiquer qui est responsable de chaque activité et un indicateur de l’accomplissement des activités. Durée de l’activité dans le mois(ou Quarts) : voir le chronogramme ci dessous
Activité Partie responsable Indicateur 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12
3.1- Identification du site de création de la gomméraie communautaire Equipe d’appui, villageois et comité de pilotage Site identifié
3.2-Aménagement du site en cordons pierreux villageois 50 ha aménagés
3.3-Formation en technique de pré-traitement des graines, en pépinière et en plantation Equipe d’appui, villageois/formateurs et comité de pilotage Nombre des villageois formés
3.4-Production des plants d'Acacia senegal dans les concessions Villageois Nombre des plants produits
3.5-Plantation d'Acacia senegal sur le site choisit Villageois 50 ha sont plantés
3.6-Mise en défens du site planté Villageois 50 ha des champs et parc arborés en défens.
3.7-Formation en technique de saignée, de récolte, de tri et de conservation de la gomme arabique. Equipe d’appui, villageois/formateurs Nombre des villageois formés
Indiquer la personne responsable des rapports de suivi et de progrès : Hissein Hadji Tchéré

Elaboration du plan de travail trimestriel
Elaboration des rapports techniques et financiers intermédiaires et final
Evaluation périodique et finale des activités
Suivi et la tenue de registre
Rapport d’évaluation
Risques pour la mise en œuvre (0,5 pages)

Le premier facteur à risque est le respect de délai d’exécution des activités qui dépens étroitement de calendrier agricole et des saisons de pluies. Les activités telles l’aménagement par des cordons pierreux, les productions des plants et la plantation d’arbres doivent se faire à des moment précis. Pour éviter de tomber dans cette situation, il est prévu de mettre à disposition à temps les Kits de matériels d’aménagement, les sachets de production de plants et réaliser les travaux d’aménagement et des production des plants avant le début de la saison de pluies.
Le deuxième facteur à risque est de mobiliser rapidement les villageois à exécuter les travaux d’aménagement. Cette disposition est déjà prise pour éviter les retards dans la réalisation de ces travaux.
Plan et indicateur de suivi et d'évaluation (1 page)
Ces évaluations internes permettront d'élaborer les plans successifs de travail trimestriel, de reconduire les activités non achevées et complétées celles qui sont en cours et de prévoir d'autres nouvelles activités.
• Comment la performance du projet seront suivis en termes de réalisation des étapes et les jalons énoncés dans le Plan d'exécution : un dispositif de suivi/évaluation simple avec des collectes des données de réalisation sera mis en place au démarrage du projet. A la fin de chaque trimestre, le suivi des réalisations des activités sera faite. Les activités non réalisées dans le trimestre seront reconduites au trimestre suivant avec des mesures correctives. Cette évaluation se fera de manière participative avec les animateurs, les leaders villageois.
• Comment l'impact du projet sera évalué en termes de réalisation des objectifs du projet (s) : A la fin du projet, les activités réalisées, les résultats atteints et les impacts obtenus seront analysés sur la base des données collectées par le dispositif de suivi/évaluation.
• Comment la correction à mi-parcours et l'ajustement de la conception du projet et des plans seront facilités sur la base des commentaires reçus : au fur et à mesure, le niveau de réalisation est apprécier et les contraintes sont identifiées. L’analyse des écarts entre les actions prévues et celles réalisées sera faite et des mesures correctives seront proposées.
• Comment la participation des membres de la communauté dans le suivi des projets et des processus d'évaluation sera réalisée : voir cadre logique en annexe.
Pérennisation (1page)
Dans les champs aménagés par des cordons pierreux, les villageois s'occuperont des entretiens des ouvrages en cas de dégradation en utilisant les Kits de matériels qui seront mis à disposition dans les villages.
A la fin du projet, les Kits de matériels mis à disposition dans les villages pourront être loués par les bénéficiaires finaux pour accomplir des activités de labour, de transport et travaux divers. Un système de recouvrement des coûts sera mis en place en 2ème année et ceci permettra de renouveler les équipements et les entretiens des Kits de matériels. L’utilisation de ces matériels à la fin de ce projet par la communauté Banala sera soumise au versement d’une redevance symbolique. Cette méthode est déjà expérimentée dans la zone d’intervention par l’ADCB et NAGDARO.
 

Project Snapshot

Grantee:
Country:
Chad
Area Of Work:
Land Degradation
Operational Phase:
Phase 5
Grant Amount:
US$ 23,265.00
Co-Financing Cash:
Co-Financing in-Kind:
Project Number:
CHD/SGP/OP5/CORE/LD/12/008
Start Date:
7/2012
End Date:
6/2013
Status:
Currently under execution